23 juillet 2011

L’homme inquiet

Lu par Fabienne Rivayran

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Henning Mankell seuil policier 2010 Traduit par Anna Gibson


La première phrase...« L’année de ses 50 ans, Kurt Wallander réalisa à sa propre surprise un rêve qu’il portait en lui depuis une éternité »

La dernière enquête de Wallander, ça fait quelque chose, quand même ! Me dire que je ne retrouverai plus le flic le plus connu de Scanie, ce petit bout de Suède dont j’ai  découvert l’existence par hasard, sur les conseils d’une amie Suédoise qui me savait amatrice de polars.

De quel droit un auteur prive-t-il ses lecteurs d’un héros ? C’est qu’on s’y attache, à ces personnages de fictions, ces héros de papier.

Pourtant, Kurt Wallander n’est pas un héros « héroïque » ! C'est un héros qui mange mal, ne dort pas assez, boit un peu trop, ne va pas voir le médecin quand il le devrait. Un héros divorcé qui regarde grandir sa fille d’un œil étonné, qui regarde mourir son père avec un chagrin difficile à exprimer. Un héros bien humain, finalement. Un type ordinaire, qui pense parfois de travers, pisse en regardant le ciel, et s’interroge avec inquiétude sur l’évolution de la société suédoise.

Cet homme inquiet mène ici sa dernière enquête. Les parents de Hans, le compagnon de sa fille et le père de Klara, sa petite fille, ont disparu. D’abord, Hakan von Enke, ancien gradé de la marine, ne donne plus signe de vie après sa promenade quotidienne. Aucune rançon n’est réclamée. Quelques jours plus tard, sa femme, Louise, disparaît à son tour. Quel rapport entre ces disparitions et ces vieilles histoires de sous-marin russe qui visitaient les eaux suédoises dans les années 80 ?
Wallander
découvre que le couple formé par Hakan et Louise n’est peut-être pas aussi lisse qu’il ne le paraît. L’un d’entre eux a-t-il été un espion à la solde d’une puissance étrangère ? Quel rôle la Suède a-t-elle joué dans le conflit opposant puissances de l’Est et puissances de l’Ouest après la seconde guerre mondiale ? En plongeant dans les eaux sombres du passé, Kurt ressent les derniers frissons d’une guerre froide…qui est peut-être encore tiède !

Cette dernière enquête est aussi l’occasion pour Mankell de revenir sur l’histoire de son héros. Au fil des pages, il fait allusion aux événements marquants qui ont balisé la vie de Wallander. Puisque l’avenir semble effrayant (vieillesse, maladie, mort), Kurt regarde le film de sa vie à l’envers. On se souvient avec lui du bon et du moins bon aussi. Les amours passées, les espoirs déçus. Une sorte de bilan sentimental. Se souvenir une dernière fois avant d’en être incapable. Car on ne reviendra pas en arrière, c’est le triste constat de ce roman. Une vie derrière soi et devant, le vide, l’oubli, la mort.

Heureusement, il y a le sourire de Klara…

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06 juillet 2011

Tout sur la nouvelle

La maison d'édition In8 vient de créer un site consacré au genre de la nouvelle. On y trouve des informations intéressantes, des adresses d'éditeurs et le site s'enrichit régulièrement de nouvelles contributions.

Voici par exemple ce que l'on peut lire sur la nouvelle noire.

"Le genre noir est un héritier contemporain du réalisme. Il émerge aux Etats-Unis après la seconde guerre mondiale, et a pour objectif de rendre compte de la réalité sociétale du pays dans ses composantes négatives (mafias, trafics, sociétés clanique, anomie sociale, corruption politique, rigidités des classes sociales, violences et insécurités urbaines...). Contrairement au roman policier, il ne situe pas l’enjeu de lecture dans une perspective ludique (romans à clé, qui est l’assassin ?) mais propose une vision du monde souvent désespérée où l’homme reste un loup pour l’homme, voire affiche critique sociale et propos politiquement engagé."

La suite  c'est par ici...

 

Posté par ndp64 à 22:35 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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